Cosmetic Valley lance un appel à production de gel hydroalcoolique

Une plateforme de coordination nationale vient d’être mise en place au sein du pôle de compétitivité pour assurer une liaison de proximité entre d’une part les entreprises cosmétiques de chaque région, d’autre part les structures et hôpitaux ayant des besoins urgents de gel hydroalcoolique pour lutter contre l’épidémie à laquelle fait face la France.

Depuis le 13 mars dernier, sur arrêté ministériel, les entreprises de la filière cosmétique sont autorisées à convertir une partie de leur outil de production pour assurer la production de gel hydroalcoolique. Chargée de coordonner la filière nationale de parfumerie-cosmétique, Cosmetic Valley a été contactée par de nombreux établissements hospitaliers afin d’identifier les capacités de production des entreprises qui relèvent du secteur et de mettre leurs sites industriels directement en lien avec les établissements de santé ayant besoin, dans l’urgence, de produit essentiel à la désinfection : CHU, CHR, hôpitaux, pharmacies, Ehpad, etc.

Christophe Masson, directeur général du pôle, a aussitôt mis en place une plateforme de dimension nationale chargée de mettre en relation les entreprises pouvant fournir du gel hydroalcoolique et les établissements médicaux qui en ont besoin ou n’ont que de trop faibles réserves, en fondant dans chaque région ce dispositif sur la proximité entre les partenaires industriels et sanitaires.

En moins de 24 heures, plus de 50 entreprises, dont de très nombreuses PME, ont déjà répondu à cet appel, suivant les initiatives des grands noms de la profession : LVMH (sites de Dior à Saint Jean-de-Braye, de Givenchy dans l’Oise et Chartres, de Guerlain à Chartres) et L’Oréal. Parmi elles :
– en Centre-Val de Loire : Reckitt Benckiser à Chartres, encore le laboratoire Inavive lab (Nogent le Rotrou) qui a fait don de 1700 flacons aux cinq pharmacies nogentaises,
– en Normandie : Laboratoires Gilbert à Hérouville-Saint-Clair près de Caen (14),
– en Nouvelle-Aquitaine : PolymerExpert à Pessac près de Bordeaux (33), Laboratoire Art&Cos à Amou dans les Landes (40), Parfum par nature à Estillac près d’Agen (47),
– en Île-de-France : Laboratoires Guinot-Mary Cohr à Dammarie-les-Lys (77).

Les propositions continuent d’affluer et de très nombreux contacts sont en cours avec des entreprises de toutes les régions : Hauts de France, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Sud, etc.

Pour Marc-Antoine Jamet, président du pôle, « la situation est claire. Le Président de la République a souligné, à juste titre, qu’il y avait une urgence de guerre. Une filière qui atteint l’excellence lorsque les temps sont calmes ne peut rester l’arme au pied devant une crise qui multiplie les malades et plonge les Français, tous les Français dans l’angoisse. Nous avons reçu l’autorisation vendredi de fabriquer du gel hydroalcoolique. Nous en avons les capacités industrielles. Nous en avons la volonté. Certains de nos grands adhérents ont commencé à produire dès dimanche et à livrer dès lundi. Ils sont suivis depuis quelques heures par plusieurs de nos adhérents. Je souhaite que ce mouvement prenne la forme d’une mobilisation générale afin que nous participions au recul de l’épidémie et à sauver des vies humaines. C’est à cette résistance multiforme qu’appelle la lutte contre le virus. Je suis fier de ces femmes et de ces hommes, de ces salariés, de ces entrepreneurs, qui s’enrôlent dans nos usines pour faire reculer la maladie. »

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