Gel : au-delà de l’industrie cosmétique

Depuis le 13 mars dernier, un arrêté ministériel autorise les entreprises de la filière cosmétique à convertir une partie de leur outil de production pour assurer la production de gel hydroalcoolique.

Depuis, la Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA) et le pôle de compétitivité Cosmetic Valley ont annoncé une forte mobilisation des entreprises du secteur cosmétique. Cosmed, l’association des PME de la filière cosmétique, a pour sa part œuvré à la modification l’arrêté du 13 mars 2020, permettant ainsi la possibilité de recourir à un large choix de gélifiants et d’humectants, ainsi qu’à plusieurs catégories d’alcool.

De grandes entreprises et TPE de la cosmétique produisent désormais des solutions hydroalcooliques.

Des entreprises d’autres secteurs se mobilisent également.

Ainsi, la start-up franc-comtoise AFUludine, spécialisée dans les lubrifiants écoresponsables, a également décidé de se lancer dans la production de gel hydroalcoolique.

Alors que l’entreprise avait dû fermer ses portes lundi 16 mars, son dirigeant, Fabrice Lallemand a décidé de se mettre au service des professionnels de la santé et a obtenu l’autorisation de la préfecture pour adapter l’ensemble de sa chaîne de production. Sur la base du volontariat, les salariés ont manifesté leur solidarité et ont repris le travail.

Fabrice Lallemand, enseignant-chercheur en chimie, manifeste ainsi sa volonté d’être utile, notamment dans une région particulièrement affectée par l’épidémie. « Nous devons dans ces circonstances exceptionnelles nous mobiliser tous pour aider les personnels de la santé qui sont en première ligne face au Coronavirus. Il n’était pas question pour moi d’attendre tranquillement alors que nous avions la capacité d’aider », indique le dirigeant.

 

Photo : © Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons

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