Huiles essentielles : de fausses informations, selon le consortium Huiles Essentielles

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Dans son hors-série “maison saine“, n° 1285 de mai-juin 2019, le magazine 60 millions de consommateurs fait débat avec sa rubrique “Repérer les faux amis”. Selon, le consortium Huiles Essentielles, qui regroupe 10 entreprises représentant 95 % du marché des huiles essentielles en France ainsi que 1 300 agriculteurs et producteurs d’huiles essentielles, le magazine aurait publié plusieurs informations inexactes.

La revue mentionne que les acariens sont responsables de 45 % des allergies et recommande de ne pas utiliser d’huiles essentielles au motif que certaines contiennent des allergènes potentiels. Or, selon le consortium, il est erroné et abusif de présenter les huiles essentielles acaricides comme « pire que les acariens » pour les personnes allergiques. Les huiles essentielles acaricides seraient une mesure naturelle et efficace de lutte contre les acariens dans la maison. « Les allergies respiratoires aux huiles essentielles sont quasi inexistantes. Un phénomène irritatif, et non allergique, peut survenir au cours d’un surdosage ou d’un usage non conforme aux recommandations du fabricant. L’allergie aux huiles essentielles est plutôt de nature cutanée et touche moins de 2 % de la population. La documentation médicale ne décrit pas d’allergie cutanée apparue lors d’un usage d’huiles essentielles sous forme de spray à vaporiser sur des surfaces ou dans l’air », précise le communiqué du consortium.

Concernant le limonène et le linalol, les membres du consortium précisent, par ailleurs, qu’une huile essentielle de qualité, conservée ou conditionnée à l’abri de la lumière et de l’air, n’exposerait pas à des composés oxydés allergisants. Ils rappellent, qu’à titre de prévention, la réglementation impose que la présence de limonène ou de linalol au-delà d’une certaine quantité dans les produits soit mentionnée sur les étiquettes des produits, les consommateurs réellement sensibles pouvant ainsi éviter de s’y exposer.

Les huiles essentielles de menthe poivrée, d’arbre à thé et d’orange seraient, selon le magazine, toxiques pour les organismes aquatiques. Selon le consortium, ces affirmations proviendraient d’une interprétation incomplète et biaisée des études réalisées en application du règlement REACH et du règlement CLP. Selon les membres du consortium Huiles Essentielles, les informations mentionnées se baseraient sur des données de toxicité issues des seuls constituants, obtenus par voie de modélisation mathématique. Les conclusions obtenues seraient ainsi théoriques. Le consortium affirme que des tests d’écotoxicité et de biodégradabilité en situation réelle ont été réalisés selon les normes OCDE sur des mélanges d’huiles essentielles, la biodégradabilité et l’absence de toxicité y étant démontrées. Selon ses membres, il n’y a pas de preuve d’une toxicité potentielle, aigüe ou chronique, d’une huile essentielle déversée en grande quantité dans un cours d’eau. Plusieurs huiles essentielles seraient même utilisées en aquaculture.

Une huile essentielle se caractérise par sa richesse en composants, en moyenne une trentaine. Les sprays aériens ou les mélanges pour diffuseurs sont souvent constitués de plusieurs huiles essentielles. Une idée répandue, mais inexacte selon le consortium Huiles Essentielles, affirme qu’en mélangeant plusieurs huiles essentielles on multiplierait les composants (10 huiles essentielles représenteraient 300 composants par exemple). Selon les membres du consortium Huiles essentielles, une simple analyse peut montrer que ce n’est pas le cas. Un mélange de 10 ou 50 huiles essentielles présentera toujours, selon eux, une trentaine de composants majoritaires, seules les proportions de ces composants étant modifiées.

Des effets indésirables dus à un mauvais usage

Concernant les COV, le consortium Huiles Essentielles mène des études en situation de vie réelle auprès des consommateurs. L’étude “Huiles essentielles et air intérieur” menée début 2019 auprès de 22 000 consommateurs montrerait que pour 1 million de produits vendus, seulement 12 personnes mentionnent avoir ressenti une gêne respiratoire modérée et réversible. Par ailleurs, plusieurs d’entre elles auraient signalé ne pas avoir suivi les recommandations du fabricant, le surdosage étant le plus souvent responsable des gênes ressenties. Ces travaux ont été présentés à l’ANSES le 9 avril 2019.

Concernant les personnes asthmatiques, des travaux récents de référence, publiés dans la revue internationale Journal of Asthma, démontreraient, selon le consortium, la bonne tolérance de patients allergiques asthmatiques légers à modérés suite à l’utilisation d’un spray aérien composé d’huiles essentielles en mélange. Ces données cliniques réelles contrediraient ainsi les conclusions des travaux théoriques mentionnés par 60 millions de consommateurs.

Le consortium Huiles Essentielles souhaite indiquer que les huiles essentielles sont des produits naturels, efficaces, utiles et sûrs, si l’on prend soin de suivre les recommandations des prescripteurs et des fabricants. Il indique que, selon les centres anti-poisons, 95 % des effets indésirables répertoriés avec les huiles essentielles sont le fait de mésusages. Selon ses membres, que ce soit en sprays aériens ou en diffuseur, les huiles essentielles, lorsqu’elles sont de qualité et correctement utilisées, ont une place de choix dans une maison saine et écologique.

www.consortium-he.org

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