Deux filières pilotes ont concentré les travaux: le bois et la noix de coco, en lien avec des fournisseurs, des ONG et des organismes de certification. Des plans d’amélioration en découlent. « Aucune entreprise ne peut transformer seule ses chaînes d’approvisionnement », déclare Virginie Streho, directrice achats matières premières et sous‑traitance de Chanel Parfums Beauté. Elle ajoute que l’alignement d’outils et d’exigences accélère l’exécution.
3 778 fournisseurs cartographiés, rang 8 atteint
Les membres ont choisi la plateforme Transparency-One, une société du groupe ISN, pour structurer les données. Sur 3 778 fournisseurs recensés, 1 350 ont partagé des informations. Douze ressources prioritaires sont déjà ciblées, dans une trajectoire visant 40 filières de matières premières cosmétiques et packaging. Des chaînes ont été suivies jusqu’au rang 8. Deux groupes de travail multi‑acteurs opèrent spécifiquement sur le bois et la noix de coco. « En trois ans, Trasce a prouvé sa valeur en nous donnant les moyens de cartographier et comprendre en profondeur nos chaînes d’approvisionnement », indique Vincent Agabekian, raw materials contract manufacturing category director chez LVMH Beauty.
Bois et noix de coco: premiers plans sectoriels
Sur la noix de coco, les travaux ont exploré des schémas de certification couvrant à la fois l’huile vierge et les produits dérivés, afin de répondre à la fragmentation des chaînes, et l’adhésion à une initiative collective dédiée à la durabilité de cette filière. Pour le bois, les actions portent sur l’harmonisation de questionnaires environnementaux adressés aux fournisseurs, et sur l’usage de standards de certification existants pour protéger les écosystèmes forestiers. Ces actions forment la première traduction opérationnelle commune.
Objectifs: au‑delà du rang 2 et premières remédiations
Trasce annonce trois priorités pour la suite: approfondir la traçabilité au‑delà du rang 2, déployer des premiers plans de remédiation et élargir les partenariats sectoriels. Le consortium affirme vouloir poursuivre un cadre collectif d’analyse des risques RSE et des plans de progrès partagés. « Cette coalition a considérablement enrichi notre compréhension des chaînes d’approvisionnement et renforcé notre collaboration avec l’ensemble de nos fournisseurs », observe Céline Bomo‑Leducq, sustainable sourcing director chez L’Oréal.
Les membres, comme les Laboratoires Expanscience, indiquent que l’exploration de certifications adaptées à des chaînes fragmentées, la mise à niveau des questionnaires environnementaux et l’ouverture vers des initiatives collectives sectorielles constitueront les prochains jalons. La mise en œuvre des premiers plans de remédiation sur le bois et la noix de coco est annoncée comme la phase suivante.








