Avant cet accord, le régime applicable aux cosmétiques français a varié en trois étapes depuis 2024. Le droit était de 0 % jusqu’en 2024, puis il est passé à 15 % durant l’été 2025. Depuis février 2026, il s’établit à 10 %. À la suite de la validation, il devrait remonter à 15 %.
Des droits passés de 0 % à 15 %, puis 10 %
La Febea qualifie ces droits de douane de « choc majeur » pour l’industrie cosmétique française. L’organisation met en avant une trajectoire heurtée: 0 % jusqu’en 2024, 15 % à l’été 2025, 10 % depuis février 2026. Une remontée à 15 % est anticipée à la suite de l’accord. « La Febea comprend l’importance de placer la relation commerciale entre l’Union européenne et les États‑Unis dans un cadre contractuel stable », déclare Emmanuel Guichard, délégué général de la Febea.
Exportations vers les États‑Unis: 2,35 Md€ en 2025
Les États‑Unis demeurent le premier débouché export de la cosmétique française, avec 2,35 milliards d’euros d’exportations en 2025. Sur un an, les ventes vers ce marché ont reculé de 19 %. La tendance s’est prolongée au premier trimestre 2026, avec une nouvelle baisse de près de 20 % par rapport au premier trimestre 2025. Au total, la diminution des exportations représenterait près de 800 millions d’euros : 541 millions d’euros en 2025, auxquels s’ajouteraient environ 250 millions d’euros estimés au premier semestre 2026.
Demande de retour à 0 % dans la prochaine phase
La fédération appelle les autorités françaises et européennes à se mobiliser pour obtenir un retour à 0 % de droits pour les cosmétiques exportés vers les États‑Unis. « Cette stabilité ne peut pas se traduire par une hausse durable des droits de douane pour un secteur aussi exposé que la cosmétique française », indique Guichard. Les droits américains peuvent varier selon les situations, le taux de 15 % constituant un plafond.
Les signaux d’alerte avancés par la Febea conjuguent volumes et prix. « Les États‑Unis restent notre premier marché export, mais les exportations reculent fortement », précise Guichard. La fédération situe sa demande dans la prochaine phase de négociation consécutive à l’accord de Turnberry, avec l’objectif explicite d’un retour à 0 % pour les produits cosmétiques français expédiés vers les États‑Unis.








