La France devient le premier pays de l’Union Européenne à pouvoir exporter ses cosmétiques en Chine sans test sur les animaux

Les autorités chinoises ont accepté que les produits cosmétiques « ordinaires * » soient exportés en Chine sans être testés sur les animaux par les autorités chinoises avant leur mise sur le marché. Ceci à condition que les fabricants présentent un certificat de conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication, délivré par les autorités compétentes de leur pays d’origine, ainsi qu’une évaluation de la sécurité du produit.

Grâce à la mobilisation des entreprises cosmétiques et des autorités sanitaires françaises, la France est le premier pays parmi les États de l’Union Européenne à être en mesure de délivrer ce certificat. Cette avancée décisive vient récompenser de nombreuses années d’efforts du secteur auprès des autorités chinoises pour les inciter à abandonner les tests, interdits en France, comme dans le reste de l’Union Européenne, depuis 2009.
Les tests de produits cosmétiques sur les animaux étaient déjà interdits dans toute l’Union Européenne depuis 2009. Mais certains pays, dont la Chine, menaient encore des tests sur les produits finis importés avant d’autoriser leur commercialisation sur leur territoire. Ces tests étaient conduits par les autorités de contrôle sanitaire locales et non par les marques.
Le secteur cosmétique s’est donc engagé auprès de ces pays afin de faire reconnaître les méthodes alternatives aux tests sur les animaux, et de faire évoluer les réglementations vers une élimination totale et définitive de ces tests.
Ces efforts avaient déjà commencé à porter leurs fruits. Ainsi, depuis juin 2014, certains produits fabriqués et commercialisés en Chine (shampooings, gels douche, maquillage) n’étaient plus testés sur les animaux. Seuls les cosmétiques à usage «spécial», comme les colorants capillaires et les protections solaires, et la totalité des produits importés restaient concernés.

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Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie, puisque les produits cosmétiques « ordinaires » exportés en Chine seront désormais, eux aussi, exemptés de tests sur les animaux, à condition de présenter un certificat de conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication et une évaluation de la sécurité. En France, c’est l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) qui va délivrer ce certificat aux fabricants. Depuis le 12 janvier 2021, l’ANSM a mis en ligne, sur une plateforme dédiée, les documents nécessaires pour l’obtention de ce certificat, permettant ainsi à l’ensemble des fabricants français de cosmétiques d’exporter plus facilement vers la Chine.

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