La Nouvelle-Aquitaine figure parmi les territoires où la valorisation des agro‑ressources et le développement d’ingrédients biosourcés progressent rapidement, avec 455 établissements, 13 000 emplois et 3,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans la filière cosmétique.
Montée en échelle des biopolymères à Mérignac
Dionymer, basée à Mérignac, a levé 7 millions d’euros lors d’un tour seed en février 2026 auprès de UI Investissement, BNP Paribas Développement, Bpifrance (French Tech Seed), Naco (M Capital) et ses investisseurs historiques. La société a porté sa technologie de 10 kg/an à 1 tonne/an grâce à l’installation d’un pilote préindustriel et prépare un démonstrateur industriel capable de produire 100 tonnes par an.
Objectivation protéomique et biosolutions agricoles
Elysia Bioscience, implantée à Canéjan, applique l’analyse protéomique pour évaluer les actifs cosmétiques et tester des biosolutions alternatives aux pesticides. L’entreprise a coorganisé la 2ᵉ édition du Cosm’Agri Business le 9 juin 2026, rassemblant plus de 170 participants, afin de structurer des filières locales et éco‑conçues.
Cosmoya, laboratoire de R& ;D fondé en 2021 à Canéjan par Marie-Odile Hecht, compte aujourd’hui sept collaborateurs, plus de 100 clients et mène près de 70 projets de R& ;D par an. L’entreprise mène un programme avec le laboratoire Cbmn de l’université de Bordeaux, soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du PIA4 — France 2030, visant à réduire la quantité de filtres UV nécessaire dans les produits solaires tout en maintenant la protection.
Thomas Hennebel, CEO de Dionymer, déclare : « Cette levée de fonds valide notre trajectoire industrielle et nous donne les moyens d’accélérer la mise sur le marché de matériaux circulaires, performants et compétitifs. Nous abordons désormais la phase de démonstration industrielle avec une ambition claire : passer à l’échelle et répondre aux besoins concrets de nos clients. »
Marie-Odile Hecht, fondatrice et dirigeante de Cosmoya, affirme : « J’ai créé Cosmoya avec la conviction que l’innovation cosmétique pouvait être à la fois exigeante scientifiquement et profondément utile. Cinq ans plus tard, nous avons conservé cette même ambition : faire le lien entre la recherche, les besoins des industriels et les attentes des consommateurs. »
Prochaine étape industrielle : Dionymer suit une feuille de route visant une usine d’une capacité d’au moins 1 000 tonnes par an à l’horizon 2030, la préparation du démonstrateur de 100 tonnes par an constituant le jalon opérationnel immédiat.








