« La filière cosmétique est solidaire des entreprises du secteur verrier »

 À l’occasion de la visite que la Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, Mme Agnès Pannier-Runacher, effectuait, ce matin, en Eure-et-Loir, auprès de plusieurs des adhérents du Pôle de Compétitivité (Guerlain, Expanscience, Alban Muller) et de startups de son accélérateur national Beauty Hub (La Bouche Rouge, 900.care, CocoriCosmetic, DWS, Bio Inspir, Abomey Labs…) Cosmetic Valley et la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA) lui ont remis une déclaration rappelant que « Les entreprises du secteur cosmétique sont solidaires du secteur verrier ». 

Ce texte, issu d’un travail commun, est signé de la plupart des grands acteurs du marché : Biologique Recherche, Chanel, Clarins, Coty, Guerlain, Hermès, Kenzo Parfums, Interparfums, L’Oréal, Parfums Christian Dior, Parfums Givenchy, Puig, Shiseido, Sisley, Sarbec et Sothys. Ce rassemblement inédit souligne l’importance et l’urgence que soit préservée, dans chacune de ses composantes, l’industrie cosmétique française, et particulièrement sa branche parfumerie. Fondée sur le « Fabriqué en France » et occupant 246.000 salariés, cet écosystème unique génère le deuxième excédent commercial de notre pays. Véritable tissu industriel, il relie tous les maillons de sa chaîne de valeur, depuis la production des ingrédients et les centres de recherche jusqu’à la distribution des produits finis, en passant par le développement et la fabrication des articles de conditionnement. L’industrie verrière, dont les signataires soulignent la qualité des produits, l’excellence des savoir-faire et les capacités des usines situées dans l’Hexagone et en Europe, en fait partie intégrante. 

Dans la période actuelle, marquée par la crise sanitaire et ses conséquences économiques, les signataires de la déclaration souhaitent, dans le prolongement des efforts qu’ils ont déjà mis en oeuvre depuis plusieurs mois et dans le respect des règles de concurrence, optimiser autant que possible les délais de paiement ou éviter les stocks non appelés au bénéfice des entreprises verrières. Ils confirment vouloir, pour faire face aux effets économiques et sociaux de la pandémie, privilégier les acteurs français dans leurs approvisionnements, maintenir la qualité et l’ampleur de leurs coopérations avec l’industrie verrière française et faciliter la trésorerie des sociétés qui la composent. 

Les signataires rappellent également d’une part l’importance que les fournisseurs verriers favorisent l’innovation durable, en particulier par la mobilisation des moyens du Plan de Relance et, d’autre part, que les pouvoirs publics, pour accompagner l’amélioration de la compétitivité du site France, confortent une filière stratégique pour l’économie française, en mettant à sa disposition les outils, marque collective à l’internationale et comité de filière, indispensables à son développement face à une concurrence étrangère de plus en plus exacerbée. 

« Dans le secteur cosmétique, fleuron de l’industrie de notre pays et champion du « Fabriqué en France », il est essentiel que soit préservé le tissu industriel qui en fait l’originalité et la force. Je salue les entreprises qui, dans une période difficile, ont fait le choix de la solidarité par cette déclaration en pariant sur le temps long, en préservant un écosystème performant et en permettant ainsi la réussite des transitions économiques et écologiques en cours. Je réunirai prochainement un comité de filière avec les acteurs du marché pour concrétiser ces avancées», a déclaré Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie. 

« La signature d’une telle déclaration est inédite. Ce texte qui manifeste la solidarité de notre industrie avec le secteur verrier est, à la hauteur de l’importance, pas toujours suffisamment soulignée, que joue, en termes d’emploi et de croissance, notre secteur dans l’économie française. Il témoigne d’une véritable coopération entre donneurs d’ordre et fournisseurs verriers. Il exprime aussi une demande raisonnable : celle que, chacun, pouvoirs publics compris, assumant ses responsabilités, l’écosystème cosmétique, second excédent commercial de la France, puisse obtenir les moyens de conserver sa compétitivité et son leadership mondial » a souligné Marc-Antoine JAMET, président du pôle de compétitivité Cosmetic Valley. 

« En exprimant sa solidarité avec le secteur verrier, le secteur cosmétique démontre une nouvelle fois son rôle moteur dans la préservation et le développement d’un tissu industriel d’excellence et la défense du « fabriqué en France ». Cette mobilisation doit se poursuivre et se prolonger à travers un comité stratégique de filière qui permettra à la cosmétique française de relever les défis de la relance, au coeur desquels celui de la transition écologique, pour consolider son rôle de leader mondial », a ajouté Patrick O’Quin, président de la FEBEA. 

 

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