Etiquettes : faire chuter les non conformités

Patrick Wack se définit comme « un petit patron heureux qui a repris la boîte il y a 20 ans ». Cette « boîte », c’est 5 sept étiquette, un imprimeur d’étiquettes adhésives en bobines situé à Courthézon dans le Vaucluse. Le dirigeant est heureux parce qu’il investit chaque année 20 % des 10 M€ qui constituent son chiffre d’affaires et qu’il « recrute, surtout des jeunes pour assurer l’avenir. » Aujourd’hui, « la boucle est bouclée. Nous faisons des étiquettes autant pour l’industrie que pour les services. Nous faisons autant de traitement de données que de traitement papier. » Avec les investissements de l’entreprise, la chaîne de production a gagné en efficacité et en contrôles. « Les taux de non-conformité se sont écroulés. Ils sont inférieurs à 1 % » se réjouit Patrick Wack. Pour parvenir à ce résultat, l’entreprise s’est aussi dotée de nombreux outils informatiques pour maîtriser les échanges d’informations. Les clients donnent aujourd’hui leurs BAT en ligne, peuvent gérer leurs commandes sur un portail et même imprimer directement leurs créations. Le dirigeant confesse : « dans les métiers techniques, on gagne beaucoup à gérer mieux. » Il s’emploie donc à organiser au mieux les nombreuses informations qui lui sont transmises, au risque même de transformer les procédures internes de ses clients qui doivent utiliser de nouveaux outils pour sécuriser leur production et leur approvisionnement.
Les marchés de l’imprimeur se divisent en trois : un tiers pour les cosmétiques, un autre pour l’agroalimentaire et un dernier pour les vins & spiritueux. Le marché des étiquettes, que ce soit le _facing_ ou la contre-étiquette, est relativement stable. Il croît de 2 à 3 % par an. Mais la croissance du groupe s’explique par la fidélité de ses clients (l’Occitane depuis 15 ans par exemple) et l’accueil de nouveaux. « Nous sommes contents de la situation, _résume-t-il. La vague va nous porter quelque temps…

www.5septetiquette.com

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