Le consortium Pulp in Action s’engage à développer des alternatives durables aux emballages plastiques dans l’industrie cosmétique. En réunissant 50 acteurs clés, l’initiative vise à répondre aux exigences environnementales et sociétales actuelles.
L’industrie cosmétique est en pleine mutation, portée par une nécessité d’innovation responsable face aux enjeux environnementaux. Le consortium Pulp in Action représente une réponse collective à la problématique des emballages en plastique dans ce secteur. En fédérant 50 acteurs de l’industrie, il s’agit de concevoir des alternatives fonctionnelles et durables aux emballages traditionnels. « En unissant nos forces, nous avons réussi à convaincre les acteurs de l’innovation et à faire émerger un projet crédible, capable de transformer la filière », souligne Clémence Mazeron, cheffe de projet R&D chez Gascogne Flexible.
Un modèle collaboratif pour un avenir durable
Formé dans le cadre du Plastic Act de 2021, Pulp in Action se compose de treize sponsors, dont onze marques, ainsi que de divers fournisseurs et start-ups. Ce cadre réglementaire ambitieux vise à réduire l’utilisation de plastique de 15 %, à promouvoir 20 % de réemploi et à atteindre 100 % de recyclabilité d’ici 2030.
La force du consortium réside dans sa méthodologie de « coopétition », permettant à des entreprises concurrentes de mutualiser leurs ressources et savoir-faire pour aborder des enjeux communs, appelés « pré-compétitifs ». «« Tout était à reprendre, même les protocoles de test des emballages, initialement conçus pour le plastique, et ce changement est fondamental » précise Géraldine Poivert, cofondatrice de (RE)SET.
Des avancées significatives
Après trois ans de recherche, plusieurs prototypes ont été développés et sont déjà en phase de test. Parmi eux figurent des poches cellulosiques composées à 70 % de papier, capables de résister à des chutes, ainsi que des tubes en papier fonctionnalisé sans couche plastique, conçus pour résister à l’humidité.
Ce travail avance avec un objectif clair : créer des emballages qui plaisent au consommateur tout en étant respectueux de l’environnement. « Le consommateur doit sentir que le changement est positif pour lui, et pas seulement pour la planète », note David Guérin, directeur Packaging Science Center chez L’Oréal Groupe.








