Le consortium Pulp in Action, regroupant 50 acteurs de la cosmétique, s’attaque au défi de l’emballage durable sans plastique, poussant l’innovation vers des solutions à base de papier. Trois ans de recherche ont abouti à des prototypes prometteurs.
Poussé par une volonté de durabilité et de réduction plastique, le consortium Pulp in Action fédère 50 entreprises de l’industrie cosmétique. Leur mission est de développer des emballages écologiques à partir de papiers et de fibres cellulosiques. Ce projet s’inscrit dans la continuité du Plastic Act de 2021, un cadre ambitieux visant une réduction significative de l’utilisation de plastique dans le secteur.
Un modèle de coopétition
Pulp in Action repose sur un principe innovant de « coopétition », où les entreprises concurrencent mais s’unissent pour faire avancer des initiatives pré-compétitives, respectant le cadre légal concurrentiel. Cela a permis d’éliminer les obstacles entre grandes marques mondiales et startups, propulsant ainsi le projet vers une vision futuriste collective. Clémence Mazeron, cheffe de projet R&D chez Gascogne Flexible, déclare : « passer d’une fibre poreuse à une fibre fonctionnalisée, d’une simple feuille 2D à des emballages 3D ! »
Premiers résultats et stratégies d’acceptation
Après trois années de recherche, quelques prototypes comme les poches cellulosiques et les tubes sans couche plastique ont vu le jour. Cependant, pour réussir cette transition, l’adhésion du consommateur est cruciale.« Susciter l’adhésion par le design, le toucher, la valeur perçue », explique David Guérin, directeur Packaging Science Center du groupe L’Oréal. Offrir une alternative tangible et désirable fait désormais partie intégrante de la stratégie de Pulp in Action.







